Alors, allergique où pas !

Samedi 25 novembre 2006
Nombre de biberons : 5 Nombre de sortie : 1 Nombre de visite : 0
Il arrive souvent, lorsque les parents sortent sans enfants et qu’ils rentrent un peu tard, que leurs petits choisissent justement ce jour là pour ne pas réagir comme d’habitude. Et malheureusement pour Raphaël et Dorothée, Toumaï n’allait pas déroger à cette règle.
Lui qui se réveillait systématiquement vers 6H30, depuis une bonne dizaine de jours, se mit à hurler à 5H00 du matin. Courageusement Raphaël sortie du lit pour tenter de lui redonner sa sucette. Mais, ce fut un échec. Alerté par le bruit, Mamé arriva pour prêter main forte. Mais même le supositoir de Doliprane n’arrivait pas à le calmer.
Dorothée, à son tour vint en renfort. Elle essaya d’abord un biberon d’eau pour voir si son bébé avait seulement mal, où aussi un peu faim. Après 60 ml d’eau, Toumaï fit comprendre à sa maman, qu’il ne comptait pas en rester là. Il voulait quelque chose de plus consistant. Alors pendant qu’elle le faisait patienter, Raphaël préparait le biberon. Une fois rassasié, Toumaï accepta sans trop de difficulté d’aller se recoucher.
Ces parents ainsi que sa grand-mère, n’eurent pas trop de mal non plus à se remettre au lit. Mais lorsqu’ il se réveilla de nouveau à 8H30, ce fut nettement plus difficile pour ses parents. Conscient qu’ils n’auraient pas le temps de se recoucher pour récupérer un peu, car il avaient rendez-vous chez la pédiatre à 11H15.
Pas soucis d’équité, Dorothée se leva sans grande envie et se dirigea dans un semi sommeil jusqu’à la cuisine pour préparer le biberon de son fils. Une fois prêt, se fut au tour de Raphaël de lui donner, puis de le recoucher.
Après avoir prit leur petit déjeuner et leur douche, Dorothée prépara les affaires de Toumaï, pendant que Raphaël alla le chercher en essayant de ne pas le réveiller. Le pauvre petit chérie avait les yeux tous rouge.
Une fois dans le cabinet du docteur Simon-Ghediri, comme à son habitude, Toumaï était tout sage. Mais il suffit au pédiatre de poser la main sur l’enfant pour diagnostiquer que celui-ci avait de la fièvre. Après confirmation par le thermomètre (37,5°) et examen des oreilles, elle put annoncer sans aucune hésitation aux parents que c’était une inflammation du tympan. Autrement dit, un début d’otite. Mais à se stade, elle pourrait facilement le guérir sans antibiotiques.
Soudain, Raphaël et Dorothée réalisèrent que Toumaï avait été particulièrement pénible la veille uniquement parce qu’il avait mal. La pédiatre, leur confirma donc que tout les petits détails qu’ils avaient repéré devait être gravé dans leur mémoire. Car un enfant a souvent tendance a refaire les mêmes symptômes en cas de nouvelle otite.
Ensuite, elle regarda les tests allergiques et affirma sans grande difficulté, « c’est bon il n’est pas allergique ». « Nous allons donc nous concentrer sur le reflux et on fait le point dans 15 jours ». La petite famille partit donc rassurée avec une ordonnance de plus, mais conscient que cela été nécessaire.
Dès le biberon suivant Toumaï put tester en partie son nouveau traitement. Un épaississant de lait (appelé Gulmik) qui permet de limiter le reflux et qui devrait l’aider à ralentir la cadence d’aspiration. Mais cinq minutes plus tard, le biberon était vide. En revanche, ses parents observèrent une nette diminution des remontées acides. Ce qui multiplia l’agacement contre l’ancienne pédiatre qui n’avait jamais voulu les écouter lorsqu’il évoquait le fait que leur enfant est peut être un reflux.
Dire qu’une simple poudre épaississante aurait put largement soulager leur bébé depuis quatre mois, les rendaient un peut amer.
Mam