Mon dieu, mais c'est les soldes !!!

Publié le par Mam


Samedi 13 janvier 2006

Nombre de biberons : 5    Nombre de sortie : 1    Nombre de visite : 1

Comme bien souvent le samedi, Toumaï c’était réveillé en premier. Après avoir attendu gentiment une demi heure que ces parents se lèvent, il avait fini par hausser le ton pour avoir son biberon. Vers le milieu de matinée, ils reçurent un coup de téléphone de Mamé. Elle venait leur signaler que tata Corse était sur le départ. Comme ils n’avaient pas eu le temps de la voir et qu’ils ne voulaient pas la laisser partir sans l’avoir embrassé, ils décidèrent de déjeuner tous ensemble à Seyssins.

Ils s’arrivèrent donc vers midi, sous un beau soleil. Tata Corse n’avait pas changé !!! Toujours aussi contente de nous voir. Elle profitât au maximum de Toumaï et le pris en photos sous tous les angles. Elle était un peu triste de retourner seul sur son île.

C’est vers 14H que tata Corse nous dit au revoir. Elle avait son avion à prendre et Papi et Mamé l’emmenèrent à l’aéroport. Toumaï s’était quant à lui assoupie. Comme cela était devenu chose rarissime en journée, ses parents décidèrent d’attendre qu’il se réveil tranquillement avant de repartir.

Une demi heure plus tard, Dorothée fut alerté par un hurlement de son fils. Depuis quelques jours, celui-ci se réveillait régulièrement en sursaut, suivi d’un hurlement de terreur qui se calmait aussi tôt que le visage de son père ou de sa mère apparaissait dans son champ de vision.

Malgré leur effort pour comprendre d’où venait se changement de comportement, Raphaël et son épouse, n’arrivaient pas à trouver une explication rationnelle à ce phénomène. Ils avaient donc opté pour une solution douce. « On le rassure et ça finira par lui passer ».

Une fois sur le départ, la petite famille s’embarqua dans la clio direction centre ville de Grenoble pour aller récupérer les nouvelles lunettes de Dorothée. Durant le trajet, une angoisse monta progressivement dans la voiture. C’est le premier samedi des soldes, il fait un temps particulièrement doux, le centre ville va être noir de monde. Raphaël commençait déjà à dramatiser. On va perdre un temps fou à trouver une place et on va finir par se garer à la maison. Si on attends trop longtemps dans le magasin Toumaï va s’énerver.

Dorothée de son côté, avait toujours tendance à voir tout en rose. C’est que le début d’après-midi, les gens sont encore chez eux. Un opticien n’a rien à solder. Justement les gens seront ailleurs et nous nous seront tranquille.

Mais une fois arrivé au plein cœur de la ville, la vérité éclata. Parking plein, aucune place libre proche du commerce et comble de bonheur Toumaï dormait profondément. Raphaël proposa donc à son épouse de la déposer au pied du magasin et de rentrée à l’appartement l’attendre sagement avec son fils. Dorothée était un peu déçu de devoir laisser ses hommes, mais sachant que c’était la solution la plus raisonnable, elle acquiesça.

Une fois sortie du magasin avec ses deux paires de lunettes, Dorothée se dirigea machinalement vers l’appartement. Elle regardait tous ses gens passés avec leurs multiples sachets d’un air presque amusé, lorsqu’elle réalisa qu’elle avait vu une belle paire de botte dans une de ses boutiques préférée. Elle décida donc de faire un petit crochet rapide, histoire de voir si elles étaient soldées.

Une fois devant la boutique, elle vit qu’il ne restait plus qu’une boite de son modèle. Elle se dirigea directement sur elle et fut contente de constater que c’était un 39. Même si elle chausse en théorie du 38, ce ne serait pas la première paire de chaussures qu’elle prendrait une taille au dessus. Ni une ni deux, sans rien demander à personne, elle se glisse dans un coin de la boutique pour essayer tranquillement sa paire de botte, quand d’un seul coup le verdict tombe !!!

Elle a des mollets trop fort, ne lui permettant pas de fermer la chaussure intégralement. Enervé et sans doute un peu vexé, Dorothée retire son pied de la botte et se rechausse comme si tout allait bien. Mais, la vendeuse qui l’observait discrètement, sans rien dire, avait déjà décelé une pointe de déception dans son regard. Elle s’approche alors de sa potentielle cliente et d’un aire très décontracter entame la conversation avec un petit « je peux vous aider ? »

Dorothée encore sous le choc, lui explique son problème. Mais toute la bonne volonté de la vendeuse ne réussit pas à faire rentrée son mollet de footballeur dans la botte ultra féminine. Elle essaya tout de même d’orienter sa proie sur un autre modèle. Mais voyant la détermination de celle-ci, elle n’insista pas elle lui fit un grand sourire avant de s’orienter vers une autre victime.

La jeune maman sortie du magasin en se remémorant la fameuse mode du jodhpur. Toutes les vendeuses voulaient absolument lui en vendre un, sous prétexte que cela était en adéquation parfaite avec sa morphologie. Mais elle restait inlassablement coincé au niveau des mollets.

Puisqu’elle n’avait pas pu se faire plaisir, elle releva la tête et se trouva nez à nez avec un magasin Dalbe (papeterie). Elle décida donc d’acheter deux petites feuilles de papier de couleur pour encadrer les photos de son fils. Cinq minutes plus tard, elle ressortait du commerce le sourire aux lèvres. Heureuse et comblée, elle se hâtait de rentrée retrouver les deux hommes de sa vie.

Mam

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Publié dans Toumaï

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