Première nuit aux urgences du CHU
Mardi 24 octobre 2006
Nombre de biberons : 7 Nombre de sortie : 2
La nuit avait été calme, le premier biberon du matin s'était passé de façon classique : aussi vite enfilé, aussi vite changé, aussi vite recouché.
Mais Dorothée n'allait pas tarder à comprendre une fois de plus, qu'un bébé n'a pas de règles. Le biberon de 9H00 avait été bu depuis environ une heure, lorsque Toumaï interrompis le petit déjeuné de sa maman en hurlant.
Elle se précipitât dans la chambre du petit et le trouva nageant dans une marre de lait. Rien ne pu être conserver, ni l'allaise, ni le body, ni même le tour de lit de Toumaï. Consciente, qu'une mère s'inquiète toujours trop rapidement, Dorothée pris le partie de dire, qu'il avait du trop mangé comme la veille au soir avec son papa. Mais, elle se dit quand même que deux fois, en si peu de temps, cela n'était pas forcement normal.
Tout le reste de la journée se passa tout à fait normalement, avec une petite visite chez les sages femmes pour la pesée de la semaine et une bonne surprise sur la balance puisque le petit « quiquouilloux » venait d'atteindre les 4 Kg. Ravie, Dorothée en oublia presque les incidents passés. Mais la encore, Toumaï n'allait pas tarder a lui les rappeler. Raphaël arriva juste au moment du bain. Il en profita donc pour jouer un petit moment avec son fils. Tout le monde adorait ces petits moments de détente. Toumaï arrivait même à faire déborder l'eau de sa baignoire sous les yeux amusés de son père.
Peut après le biberon du soir, Toumaï alla se coucher sans encombre, permettant ainsi à ses parents de se faire un petit DVD en amoureux. Deux heures après avoir été couché, Toumaï attira l'attention de ses parents par un hurlement sans précédent. Raphaël, le premier sur les lieux, prit son fils paniqué dans les bras. Au vu de la scène, Dorothée pris la décision d'appeler le 15. Elle ne tarda pas à s'apercevoir de son erreur. Après le « soit disant médecin » qui conseil de venir à l'hôpital en voiture en tenant son bébé dans les bras, elle dut endurer les multiples conseils de stagiaire, interne (visiblement sans enfant), sage femme (adorable) mais qui s'improvise psychologue, tout ceci étalé sur 6H dont 10 minutes ont du être utilisé pour « examiner » le pauvre petit bout de chou.
Il est vrai que ni Dorothée, ni Raphaël était médecin. Mais faire pesé un bébé à 2H00 du matin entièrement nu, alors qu'il avait été pesé 3H00 avant cela fini par excéder Dorothée. Pour éviter de s'énerver inutilement et de perdre patiente, elle décida donc de passer en mode veille (faire le vide dans sa tête, pour partir très loin trouver le calme et la sagesse nécessaire). Pendant que Raphaël, calme et courtois, essayer de discuter avec la stagiaire qui s'évertuait à prendre la tension du nourrisson avec un appareil qui manifestement ne fonctionnait pas et énervait le petit Toumaï épuisé par la douleur, les manipulations intempestives et la fatigue.
Il aura fallut 4H00 de souffrance à Toumaï pour obtenir un supositoir de Doliprane (merci la sage-femme) et 6H00 de calvaire pour que ses parents repartent avec une ordonnance de Motiluim.
Mam