Papa va-t-il mourir ?

Mardi 1er Août 2006
Nombre de tétées : 6 Nombre de sorties : 3
Après avoir fait le tour de la pharmacie (Spasfon, Doliprane et Immodium) Dorothée, entre deux tétées et deux couches, surveillait que son mari reste bien couvert de la tête aux pieds. Toumaï ne devant absolument pas être en contact avec son père, Dorothée réalisa rapidement qu’elle allait avoir du mal à respecter le planning de la journée.
Vers le milieu de matinée, elle croisa le regard « vitreux » de Raphaël et réalisa qu‘il devenait primordial de faire venir le médecin. Quelques heures plus tard, le verdict tombait « c’est une belle gastro », donc Smecta, Erséfuril et Motilum, « vous doublez la dose le premier jour et vous faites le traitement pendant cinq jours».
A l‘annonce de ces mots, Dorothée compris qu‘il allait falloir prendre les choses en mains. Après vérification des stocks de médicaments, elle pris l’ordonnance et fila à la pharmacie. Par chance, celle-ci ne se situe qu’à dix mètres de la maison.
Après administration des médicaments au malade, elle repartit directement chez Atac pour acheter une bouteille de coca. En règle générale, elle fait la guerre à Raphaël dès qu’il revient avec une bouteille. Mais là, elle comptait sur les vertus médicinales du breuvage pour alléger les souffrances de son époux. Malheureusement, arrivée devant le magasin elle put constater que celui-ci était (depuis le 1er août) fermé de 13H à 15H. Elle rentra donc bredouille à l’appartement !!!
Puis, essayant de calculer le temps qu’il lui restait avant la prochaine tétée, décida de porter la maquette du faire part chez l’imprimeur. Restait à savoir si elle prenait Toumaï avec elle (au risque de le réveiller) ou si elle le laissait avec son père (au risque qu‘il ait faim). Après concertation avec Raphaël, ils décidèrent qu’elle partirait seule. Mais, à vingt mètres de l’imprimerie, Toumaï fit savoir à sa mère (par l’intermédiaire de son père) qu’il était hors de question qu’elle fasse un mètre de plus dans cette direction. Dorothée fit donc demi-tour, temps pis pour le faire part !!!!
Une tétée plus tard, elle engloutit un reste de pâtes froides et sans assaisonnement. Elle n’avait ni le temps, ni la patience de se faire quoi que se soit d’autre et malheureusement pour elle, il n’y avait aucun reste des derniers repas. En même temps, elle fit une casserole de riz thaï pour son malade en prenant soin de bien conserver l’eau de cuisson, qu’il but le soir au dîner en affirmant que cela était délicieux. Autant dire qu’il était bien malade !!!
Mam