Pour toi mon Thoukje Pawo
Mardi 4 Août 2009
Il est parfois difficile de se préparer au départ d'un proche. Mon frère aîné sent que son voyage approche. Même si cela me remplie de joie pour lui, mon éducation judéochrétienne me hante, je sens une boule dans mon coeur. Pourtant, c'est beau ce qui va lui arriver. Cela fait maintenant cinq ans qu'il se bat et attend son nouveau souffle.
Il endure des souffrances quotidiennes depuis cinq longues années, sans aucune journée de répit. Des crampes d'une grande intensité, des douleurs musculaires dans tout le corps, des mots de tête très fréquents...et j'arrêterais la la liste, car d'abord cela ne lui enlèvera pas (malheureusement) et parce que lui même ne nous dit pas le quart de ce qu'il endure !!!
Malgré tout ce qu'il vie, il ne se plaint jamais, il garde toujours de la force pour nous faire un sourire, il n'abandonne pas. Comme je suis fière de lui. Quel courage ! Quel exemple ! Chaque fois que je sens le blouse m'envahir je pense à lui. A tout ce qu'il traverse, sans jamais flancher. Et je me dis, arrête de t'écouter ! Qu'est-ce que tu as ? Mal au dos, tu manque de sommeil, tu n'arrive pas à comprendre pourquoi ton fils pleure !!! Ok, mais tu es en pleine santé, eux aussi, alors stop !!! Demain, tu auras dormis, ton fils iras mieux, tu n'auras plus mal au dos. Alors cesse de t'écouter ! Lève la tête et avance !
Il arrive même encore à écouter les autres, à les aider à trouver leur chemin. Même en cherchant dans mes souvenirs les plus profond (en même temps j'ai une mémoire de poisson rouge), je crois n'avoir vu mon frère aîné pleurer que deux fois. La première, lorsqu'il a subi une intervention chirurgicale de la main (ligamentaire) et la deuxième lorsqu'il été à l'église pour la première communion de sa fille aînée. Le prête à dit que nos enfants grandissait et que nous les accompagnons tout au long de leur vie. Certainement qu'il a réaliser qu'il ne serait pas à ses côté pour pleins d'autres grandes étapes de sa vie. Ou bien qu'il ne serait pas au côté de sa cadette pour cette même célébration.
La seule chose que je peux vous dire avec assurance, c'est que la douleur physique l'a fais pleurer sans bruit. Je n'ai vu que les larmes couler sur ses joues. Alors que la douleur moral l'a rendu dans un état de détresse profonde. Il sanglotait comme un enfant et était inconsolable. Je crois que cela était d'autant plus dur pour nous. Toujours se phénomène d'impuissance qui nous envahie.
Alors pour tout cela, pour le remercier de sa force, de son courage, de tout ce qu'il a essayé de nous transmettre, j'aimerais avoir la force de l'accompagner diguement. De lui offrire mon plus beau sourire, de fêter son départ dans la joie et de ne pas allourdir son coeur de ma peur égoïste d'avoir un manque. Manque qui n'a pas de sens, car si on aime vraiment les gens, ils restent avec nous. Ma grand-mère et mon grand-père paternel (je n'ai pas eu la chance de connaître mes grands-parents maternelle) ne m'ont jamais quitté. Ils sont aller rejoindre tout ceux, qui comme eux étaient partie quelques années avant.
Mon frère aîné ira sens doute bientôt rejoindre tout ceux qui nous sont cher et qui nous manque, Houps ! Ben voilà, fallait si attendre, comme quoi notre éducation est tenace !!! Je disais donc, tout ceux que l'on a pas vu depuis longtemps et dont on recherche désespérément l'enveloppe corporel, alors que leur âme et là, juste au dessus de nous, à l'écoute, attendant simplement qu'on leur ouvre notre coeur pour pouvoir rentrer en communication avec nous. Il sera enfin en paix, il pourra de nouveau communiquer sans effort, se déplacer où bon lui semble, récupérer son indépendance et sa liberté.
Pour toi mon grand-frère, je veux trouver la force. Celle de te rendre fière, celle de porter ta couleur préféré (le rouge) non pas par provocation (comme beaucoup risque de l'interpréter) mais simplement pour te faire plaisir. Celle aussi d'être fondamentalement heureuse pour toi, pour ce grand voyage que tu attends depuis cinq ans avec patiente.
Je t'aime...
Ta poupoune
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